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Pourquoi ne faut-il pas respirer l’air d’un bloc de plongée qui a un mauvais gout ou sent mauvais

Pourquoi ne faut-il pas respirer l’air d’un bloc de plongée qui a un mauvais gout ou sent mauvais

Table des matières

Introduction

En tant que plongeur, il est essentiel de comprendre l’importance de la qualité de l’air que nous respirons pendant nos immersions. La plongée sous-marine est une activité fascinante et stimulante, mais elle comporte aussi des risques. Un de ces risques est lié à l’air que nous respirons à partir de nos blocs de plongée. Un air propre et pur est crucial pour une plongée en toute sécurité.

Indicateurs de contamination

Si vous détectez un mauvais goût ou une odeur dans l’air de votre bloc, c’est un signal d’alarme que vous ne devez pas ignorer. Ce mauvais goût ou cette odeur peut indiquer la présence de contaminants tels que le monoxyde de carbone, des produits chimiques, de l’huile, de la rouille ou des moisissures. Ces contaminants peuvent présenter des risques graves pour votre santé, notamment en raison de l’augmentation de la pression partielle de ces contaminants sous l’eau. Si vous désirez en savoir plus sur les pressions partielles vous pouvez consulter les autres articles ci-dessous.

Ainsi, avant chaque plongée, il est crucial de vérifier la qualité de l’air de votre bloc. Si l’air a un mauvais goût ou une mauvaise odeur, ne plongez pas et faites vérifier votre bloc par un professionnel. La sécurité devrait toujours être votre priorité absolue en plongée.

Si vous détectez un mauvais goût ou une odeur dans l’air de votre bloc, c’est un signal d’alarme que vous ne devez pas ignorer. Ce mauvais goût ou cette odeur peut indiquer la présence de contaminants tels que le monoxyde de carbone, des produits chimiques, de l’huile, de la rouille ou des moisissures. Ces contaminants peuvent présenter des risques graves pour votre santé, notamment en raison de l’augmentation de la pression partielle de ces contaminants sous l’eau. Si vous désirez en savoir plus sur les pressions partielles vous pouvez consulter les autres articles ci-dessous.

Ainsi, avant chaque plongée, il est crucial de vérifier la qualité de l’air de votre bloc. Si l’air a un mauvais goût ou une mauvaise odeur, ne plongez pas et faites vérifier votre bloc par un professionnel. La sécurité devrait toujours être votre priorité absolue en plongée.

Risques pour la santé

L’inhalation de contaminants peut entraîner une variété de problèmes de santé. Par exemple, l’inhalation de monoxyde de carbone peut causer des maux de tête, des vertiges, une confusion, un essoufflement et, dans les cas graves, peut être fatale. L’inhalation d’huile peut causer une inflammation des poumons.

Problèmes liés à l'équipement

Un mauvais goût ou une odeur pourrait également indiquer un problème avec l’équipement de plongée lui-même. Cela pourrait signifier que l’équipement nécessite un entretien ou une réparation.

Quelques symptômes possibles

  1. Maux de tête : C’est souvent le premier signe d’exposition à un air contaminé, en particulier si le contaminant est le monoxyde de carbone.
  2. Vertiges et nausées : Ces symptômes peuvent survenir en raison de l’exposition à divers contaminants, notamment le monoxyde de carbone et certains hydrocarbures.
  3. Essoufflement et difficultés respiratoires : Ces symptômes peuvent être causés par l’inhalation de divers contaminants, y compris le monoxyde de carbone et l’huile.
  4. Confusion ou désorientation : Ces symptômes peuvent être le signe d’une intoxication grave au monoxyde de carbone ou d’une narcose due à l’inhalation d’hydrocarbures.
  5. Vision trouble : C’est un autre symptôme possible d’une intoxication au monoxyde de carbone.
  6. Étourdissements ou perte de conscience : Ces symptômes peuvent survenir en cas d’exposition sévère à certains contaminants, notamment le monoxyde de carbone.
  7. Douleur thoracique : Ce symptôme peut être causé par l’inhalation de contaminants qui provoquent une inflammation des voies respiratoires ou des poumons.
  8. Fatigue inhabituelle : C’est un symptôme fréquent de l’exposition à divers contaminants, notamment le monoxyde de carbone.
  9. Bouffées de chaleur : Des épisodes soudains de chaleur, similaires à ceux ressentis lors d’une montée de fièvre, peuvent également être un symptôme de l’intoxication au monoxyde de carbone.
  10. Changement de couleur des ongles et de la peau : Une coloration rose ou rougeâtre peut être un indicateur d’intoxication au monoxyde de carbone, en particulier sur les ongles, les lèvres, les oreilles ou la peau, cependant ce symptôme est très difficile à déceler sous l’eau à cause de notre équipement qui couvre la plupart du corp.

Scenario : Intoxication au monoxyde de carbone lors d'une plongée

Un plongeur expérimenté, appelons-le Christian, prépare une plongée avec ses amis. Ils remplissent leurs blocs de plongée dans un local mal aéré où un moteur à essence tourne à proximité. Malheureusement, le moteur émet du monoxyde de carbone, un gaz inodore et incolore, qui se mélange à l’air comprimé lors du remplissage des blocs.

Une fois sous l’eau, plusieurs minutes après le début de la plongée, Christian commence à ressentir un mal de tête persistant, qui n’est pas un symptôme habituel pour lui lors de ses plongées. Il ignore le mal de tête, pensant qu’il est peut-être simplement dû à la pression de l’eau ou à la fatigue.

Peu de temps après, Christian commence à se sentir étourdi et désorienté. Il a du mal à se concentrer et à coordonner ses mouvements, ce qui n’est pas normal pour un plongeur de son expérience. De plus, il a du mal à comprendre les signaux de son binôme, ce qui amplifie son sentiment de confusion.

Alors que ces symptômes persistent et s’aggravent, Christian commence à avoir des nausées et se sent essoufflé, malgré le fait qu’il respire normalement. Il se rend compte qu’il a aussi des troubles de la vision, tout lui semble flou et distordu.

A ce stade, Christian réalise que quelque chose ne va pas. Il se souvient avoir lu sur l’intoxication au monoxyde de carbone et comprend qu’il pourrait être en train d’en faire une. Il signale immédiatement à son binôme qu’il a un problème et qu’il faut monter à la surface.

Une fois à la surface, il respire de l’air frais et ses amis contactent immédiatement les secours. Christian est pris en charge par une équipe médicale qui lui administre de l’oxygène pur pour éliminer le monoxyde de carbone de son organisme.

Si Christian avait ignoré les symptômes et continué à plonger, il aurait pu perdre connaissance sous l’eau, ce qui aurait pu entraîner des conséquences tragiques.

Cet exemple met en évidence l’importance d’un air pur dans les bouteilles de plongée et d’être conscient des symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone.

L'intoxication au monoxyde de carbonne en chiffres

Les valeurs présentées ci-dessous sont uniquement choisies à des fins de démonstration. Il est impératif de comprendre que le monoxyde de carbone est un gaz hautement toxique dont la présence doit toujours être évitée. En effet, une concentration aussi minime que 0,1% est déjà considérée comme dangereusement élevée, même en surface.

À la surface, une concentration de 0,08% à 0,1% (800 à 1000 ppm) de monoxyde de carbone dans l’air peut entraîner des maux de tête après environ une heure d’exposition.

  1. Supposons que votre mélange d’air ait une concentration de 0,1% de monoxyde de carbone (CO) à la surface.  Cela signifie que sur 1000 unités d’air, 1 unité est du CO.
  2. Quand vous descendez sous l’eau, la pression augmente. À 10 mètres de profondeur, la pression est deux fois plus grande qu’à la surface. À 20 mètres, elle est trois fois plus grande, et ainsi de suite. À 30 mètres, la pression est donc quatre fois plus grande qu’à la surface.
  3. Cela signifie qu’à 30 mètres, chaque “respiration” d’air que vous prenez contient quatre fois plus de CO qu’à la surface, en raison de la pression accrue. Donc, au lieu d’une unité de CO pour 1000 unités d’air, vous avez maintenant quatre unités de CO pour 1000 unités d’air.
  4. En termes de pourcentage, cela signifie que la concentration de CO à 30 mètres est de 0,4% (quatre unités de CO pour 1000 unités d’air). Une concentration de 0,4% est considérée comme très élevée et peut entraîner des symptômes sévères d’intoxication listés plus haut dans cet article dont la mort.

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Christian

En tant que passionné de plongée en eaux fraîches, je suis habitué à défier des températures glaciales qui oscillent autour de 5 à 10 degrés Celsius, que ce soit à une profondeur de 1 mètre en hiver ou de 30 mètres en été. Pour relever ce défi, j'utilise généralement un équipement étanche qui me permet de rester au sec et de ne pas subir les effets du froid. Mais même avec cette protection, il n'est pas rare que je ressente des frissons jusqu'à la moelle ! Alors, si vous êtes prêts à affronter les conditions les plus difficiles pour vivre des moments intenses et inoubliables, rejoignez-nous pour une plongée unique en son genre !

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